Historique

En 1209, le Comte de Provence, qui possédait les droits sur le territoire de Biot, en fait don « pour le salut de son âme et celle de ses parents » aux chevaliers du Temple. À cette époque, le village est constitué de la Place aux Arcades, de l’église et de quelques maisons. Les Templiers achètent ou obtiennent par donations les terres autour du village, unifiant ainsi le territoire de Biot. À la suppression de l’ordre du Temple, le territoire de Biot est confié conjointement aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem (devenus en 1530 les chevaliers de Malte) et à l’évêque de Grasse. Cette situation perdurera jusqu’à la Révolution.

À partir du XVIe siècle, l’industrie de la jarre se développe pour transformer Biot en un centre important de production potière. Cependant, le XIXe siècle et le début du XXe siècle marque le déclin de l’industrie de la poterie. Ce n’est que vers les années 1960 que l’art et l’artisanat d’art s’épanouissent. Fernand Léger, Raymond Peynet et bien d’autres s’établissent à Biot et contribuent à sa renommée. En 1956, Eloi Monod crée la Verrerie de Biot et son verre bullé. Biot devient alors la ville des métiers d’art…

Le musée national Fernand Léger est le seul musée au monde dédié à Fernand Léger, artiste majeur du XXème siècle, qui a vécu et travaillé à Biot. Quelques mois avant sa mort, en 1955, Fernand Léger achète une villa, le Mas Saint André, situé au pied du village de Biot sur un terrain horticole. Le peintre s’installe à l’époque sur la Côte d’Azur pour suivre la fabrication de ses céramiques. C’est sur ce terrain que Nadia Léger, sa veuve, et Georges Bauquier, son proche collaborateur, décident de créer un musée pour lui rendre hommage et favoriser la connaissance de son œuvre.